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REVUE DE PRESSE LA SORCIÈRE

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Notre « Sorcière » a eu les honneurs de la presse spécialisée qui lui a consacré des articles de présentation et des critiques. Parmi les premiers, nous relèverons la page parue dans L’Agenda sous la plume d’Eugénie Rousak qui interviewe subtilement Guillaume Tourniaire. Celui-ci dévoile comment il a découvert la partition de « La Sorcière » et pourquoi cette œuvre a quitté la scène juste après la mort du compositeur en 1919 pour n’y revenir, au Victoria Hall, que 104 ans après ! Guillaume Tourniaire souligne encore l’incroyable théâtralité de la musique de Camille Erlanger et se plaît à relever le plaisir qu’il a à travailler avec les forces juvéniles de la Haute École de Musique et une brochette de solistes hors normes !

 

Ces thèmes figurent également dans l’article de Cécilia Viola paru dans Scènes Magazine, mais, dans cette interview, Guillaume Tourniaire donne de précieux renseignements sur la pièce de Victorien Sardou dont son fils André a tiré le livret de l’opéra, mettant en avant son anti-intégrisme et sa dénonciation de l’obscurantisme. Le chef d’orchestre nous parle également des questions complexes qu’il a dû résoudre, en raison d’un matériel d’orchestre qu’il a fallu rechercher jusque dans les réserves de la Bibliothèque Nationale de France et qui est apparu plein de fautes de notes, de rythme et d’harmonie à corriger, travail de bénédictin ! Après des informations pertinentes sur la composition de l’orchestre, Guillaume Tourniaire évoque ses relations harmonieuses avec les musiciennes et musiciens de la HEM et revient sur ses expériences récentes à Strasbourg et à Sydney.

 

Pour sa part, dans La Tribune de Genève, Rocco Zacheo se plaît à mettre en évidence toute la noirceur du drame du couple Enrique/Zoraya « que personne ne veut voir uni » et qui « par des coups de théâtre, des trahisons et des rebondissements de toute sorte […] connaîtra un destin commun, dans un final dramatique qui n’est pas sans rappeler celui de Roméo et Juliette. »

 

Dans Le Courrier, Marc-Olivier Parlatano insiste sur l’injustice dont a été victime la musique de Camille Erlanger, oubliée, mais fort opportunément ressuscitée par les efforts conjugués de l’Association Ascanio et de la Haute École de Musique. 

 

Dans Le Figaro, Christian Merlin titre « A Genève, la renaissance d’une Sorcière bien-aimée, oubliée à tort ». Il justifie cette affirmation notamment en soulignant que l’orchestre de Camille Erlanger est « dense, opulent, expressif, aussi puissant que coloré » et en mettant en évidence le sens dramatique du compositeur qui fait que « les rôles de cette tragédie sont fortement incarnés, et l’intrigue en est prenante ». Relevant que « ce destin de musulmane qui revendique sa liberté dans une chrétienté marquée par le fanatisme et le patriarcat a de quoi nous parler aujourd’hui », Christian Merlin poursuit en saluant l’énorme travail accompli par Guillaume Tourniaire, « vrai chef de théâtre », à la tête de cette troupe de 180 exécutants qu’il a « fédérée et enflammée ». Pour Christian Merlin, Andreea Soare fut « par une éloquence toujours plus ardente […] l’héroïne de la soirée ». A ses côtés, Jean-François Borras fut « comme toujours profondément émouvant par son mélange de rigueur et de générosité », Lionel Lhote a glacé le sang « en inquisiteur cynique et sadique », Alexandre Duhamel a misé sur la tendresse paternelle et Marie-Eve Munger s’est taillé un succès personnel en « Sarrasine dévergondée » ! Fort opportunément, Christian Merlin conclut en rappelant que l’enregistrement de cette soirée mémorable est à venir prochainement.

Sur le site « Crescendo », Paul-André Demierre livre un article très fourni comprenant de nombreuses informations sur la biographie du compositeur, l’intrigue de l’œuvre et la renaissance de la partition. Puis, passant à la critique de la soirée, il relève « l’enthousiasme à déplacer les montagnes » de Guillaume Tourniaire, le courage d’Andreea Soare qui s’est jetée « à corps perdu » dans le rôle de la Sorcière, soutenant « jusqu’au bout de ses forces cette écriture aussi exigeante qu’harassante ». Eloge aussi de Jean-François Borras, « Enrique magnifique par un phrasé racé », de Lionel Lhote « qui a la noirceur de timbre impressionnante pour camper Ximénès », d’Alexandre Duhamel, de Marie-Eve Munger, de Sofie Garcia et finalement, des dix-neuf solistes qui se sont acquittés des emplois secondaires « avec une louable précision ».

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